Tannage de fourrure et couture de mocassins

Tannage de fourrure (peau de lapin) :

21 et 22 fĂ©vrier 2026 Ă  la ferme de l’arbre Ă  poule dans l’Oise Avec Thomas Baffault .

Apprenez Ă  transformer une peau de lapin brute en une fourrure douce et souple.

Chaque participant pratiquera les diffĂ©rentes Ă©tapes du tannage au gras et Ă  la fumĂ©e sur une peau de lapin fournie lors du stage. 

Nous verrons chaque Ă©tapes du tannage, depuis la conservation de la peau brute juste après le dĂ©peçage jusqu’Ă  son fumage pour la rendre lavable en machine et durable :

– Trempage

– Grattage

– Recette de solution de tannage

– Asssouplissement

– SĂ©chage

– Fumage

Tarif : 230 € peau comprise

INSCRIPTIONS

Notez que le processus de tannage suppose un effort physique notable tout au long des 48 heures de stage pour obtenir un résultat satisfaisant.

Couture de mocassins :

23 et 22 fĂ©vrier 2026 Ă  la ferme de l’arbre Ă  poule dans l’Oise Avec Thomas Baffault .

Apprenez à coudre vos propres mocassins en cuir souple et confortable, taillés sur mesure.

Le cuir de vos moccasins est fourni durant le stage et chaque participant repartira avec sa paire de mocassins.

Vous apprendrez :

– Ă  crĂ©er le patron des mocassins Ă  partir de votre pied 

– sĂ©lectionner et dĂ©couper le cuir

– utiliser une alĂŞne et une aiguille

– coudre avec du tendon artificiel

– entretenir vos mocassins pour les faire durer dans le temps

Notez que sur une durĂ©e de 48 heures il est probable que vous terminiez la couture d’un seul de vos deux mocassins. L’autre Ă©tant dĂ©jĂ  dĂ©coupĂ© mais pas encore totalement assemblĂ©. Dans ce cas vous pourrez terminer le deuxième mocassins chez vous avec les connaissances acquises au cours du stage.

Tarif : 270 € cuir compris

INSCRIPTIONS

Nouveaux stages de pistage

« Le pistage est la lecture intime de notre milieu. Il dĂ©veloppe l’empathie indispensable Ă  la sauvegarde de nos relations humaines, animales, vĂ©gĂ©tales et minĂ©rales. Â»

Stage Fondamentaux :

14 et 15 fĂ©vrier 2026 : Vivre le pistage, sortir des sentiers battus, plonger dans l’expĂ©rience de la forĂŞt tout en se familiarisant avec  les fondamentaux des traces et indices.

Une occasion d’intĂ©grer les caractĂ©ristiques des empreintes les plus courantes comme celles des chats, chiens, renards, blaireaux et cervidĂ©s ou sangliers. Vous apprendrez Ă  les distinguer grâce Ă  des critères d’identifications clairs.

Nous alternerons les apports techniques, les temps ludiques et l’exploration, au Jardin Sauvage et en forĂŞt chaque jour.

Les pratiques enseignées au cours du stage permettent de poursuivre l’apprentissage de retour chez soi, seul ou en groupe.

Catherine Pendelliau (www.un-monde-en-moi.org) co-animera ce stage avec Thomas Baffault, tout deux certifiés CyberTracker, pour vous guider pas à pas dans le monde merveilleux des traces et indices de nos alter egos du monde animal.

Bivouac possible au Jardin Sauvage de Sillery / contribution 15 € (toilettes sèches, bidons d’eau potable en quantitĂ© limitĂ©e). Informez-nous de votre intention de bivouaquer svp

Beaucoup d’hĂ©bergements Ă  proximitĂ© existent (10 minutes).

Les repas seront apportés par les participant.e.s, et mis en commun. Midis : pique-niques. Veillée : cuisine sur le feu possible. Prévoir de quoi stocker en autonomie.

La commune de Sillery est accessible en bus depuis le centre de Reims. Plusieurs bus par jour jusque 20h, sauf dimanche.

INSCRIPTIONS

Le pistage visuel remonte aux origines de notre espèce et a probablement joué un rôle clef dans notre survie et dans le développement de notre esprit de déduction. Dès que l’on fait appel à ces compétences, ce sont toutes nos prédispositions ancestrales qui remontent à la surface, comme si nos gènes de chasseurs cueilleurs n’attendaient que cela pour se réveiller.

Stage le chant des pistes :

Une suite au stage Traces et indices fondamentaux, le week-end des 7 et 8 mars 2026 en ForĂŞt de Longuay (alentours de l’abbaye de Longuay) – Haute-Marne – Parc national de forĂŞts

Catherine Pendelliau et Thomas Baffault vous invitent…

…dans les pas du pisteur…dans l’esprit du pistage… Le chant des pistes. Ce titre est empruntĂ© au livre de Bruce Chatwin qui explore les aspects du nomadisme Ă  travers le monde, et le lien charnel que les autochtones entretiennent avec leur milieu.

Ce stage sera un approfondissement des traces et indices, essentiellement sur le terrain, qui abordera davantage les déplacements des animaux, leurs allures et habitudes de vie (J1), ainsi que les déplacement du pisteur dans leurs pas, à travers les bases du trailing (traque) (J2).

Le pistage est une flamme qui ravive notre esprit de chasseurs-cueilleurs en un simple battement d’aile de mĂ©sange.

Notre relation au milieu est essentielle. Nous développerons ensemble notre posture de pisteureuses dans la durée, avec légèreté et naturel, comme un chant simple et joyeux. Nous explorerons, en nous appuyant sur une trame technique diffuse et continue.

Possiblité de bivouaquer, ou de louer un gîte (il y en a plein alentours).

Le groupe sera limité à 8 personnes maximum pour une meilleur expérience.

INSCRIPTIONS

La mouche Ă  viande et autres petits dĂ©tails insignifiants

Dans cet extrait de la saga Ă©crite par l’auteur australien Arthur Upfield, son hĂ©ros, l’inspecteur NapolĂ©on Bonaparte alias Bony mène l’enquĂŞte dans le bush. Bony utilise ses talents de pisteur hĂ©ritĂ©s de sa mère aborigène et cherche les traces de deux chevaux pour Ă©lucider la disparition d’un gardien de troupeau.

Cet extrait illustre Ă  la perfection la globalitĂ© de l’art du pistage, dans son usage des cinq sens, et sa prise en compte de l’ensemble des Ă©lĂ©ments d’un milieu : des insectes aux oiseaux en passant par les plantes, les mammifères et la mĂ©tĂ©o. Tout ceci Ă©tant synthĂ©tisĂ© par un esprit dĂ©ductif.

« Les sourcils de Bony, qui se rejoignaient presque tant ils Ă©taient froncĂ©s, se dĂ©tendirent très vite en un sourire. Puis l’inspecteur les fronça Ă  nouveau, plissa les yeux un instant en regardant le soleil, Ă©valua rapidement l’ombre qu’il projetait et en conclut qu’il devait ĂŞtre dix heures et quart. Il dĂ©cida de faire chauffer de l’eau dans son pot pour prendre le thĂ©. (…) Un corbeau arriva du sud, dĂ©crivit un cercle autour d’un bloodwood, croassa deux fois et se posa dans un mulga, juste derrière la clĂ´ture, se postant tĂŞte penchĂ©e sur le cĂ´tĂ© pour surveiller cet Ă©trange animal qui pouvait tuer d’un bruit et jeter pierres et bâtons. (…) Bony prĂ©para du thĂ© avec l’eau qui restait dans le pot et, emportant ce breuvage Ă  l’ombre d’un vigoureux groseillier, il s’installa sur la terre douce et tiède pour siroter le liquide noir et fumer des cigarettes Ă  la chaĂ®ne. Le corbeau lança un cri car le bloodwood lui masquait la vue, puis, en croassant, il dĂ©crivit un immense cercle avant de se percher dans un arbre qui lui permettait d’observer Bony, seuls sa tĂŞte noire et un Ĺ“il globuleux restant visibles. (…)

Bloodwood

(…) Il marcha droit sur un mulga qui poussait Ă  plusieurs mètres du bloodwood, plus près du portail de la route. Au pied de cet arbre, le sol Ă©tait meuble et ne comportait pas de traces. Un mille-pattes aurait laissĂ© sa marque sur cette page du Livre de la Brousse. Bony scruta le sol qui entourait l’arbre suivant. LĂ  Ă©galement, le sol Ă©tait meuble, mais il y avait plusieurs feuilles de mulga mortes, longues, pointues et recourbĂ©es. Il aperçut les traces d’un petit oiseau et d’un scorpion de taille moyenne. Retournant au premier arbre, Bony scruta Ă  nouveau le sol. Ses yeux Ă©taient de simples tĂŞtes d’Ă©pingle bleues tant ils forçaient pour mieux repĂ©rer les moindres dĂ©tails. Aucune page du Livre de la Brousse n’est entièrement blanche. Cette page avait Ă©tĂ© effacĂ©e, et cela moins de quarante-huit heures auparavant.

« Pour la première fois, non, la deuxième, de ma carrière, il semble que je sois opposĂ© Ă  des aborigènes, des adversaires de valeur s’il en est, des adversaires qui n’iraient jamais commettre les erreurs stupides que commet fatalement l’homme blanc, si intelligent, si hautement civilisĂ©. Je me demande ce qui se passe. (…) Le corbeau croassa, puis, avec rĂ©alisme, gargouilla comme un homme qui s’Ă©trangle. ― Du calme, lui dit Bony.

Mulga

Une mouche Ă  viande bourdonna et Bony pivota pour la chercher. Il ne l’aperçut pas en vol mais il la vit lorsqu’elle se posa Ă  terre, Ă  trois mètres ou trois mètres cinquante du tronc. Le mĂ©tis s’approcha, se baissa et renifla. Il sentit l’odeur d’un cheval. Le cheval blanc montĂ© par Diana Lacy s’Ă©tait trouvĂ© ici, Ă  l’ombre de cet arbre. Aucune trace de son passage n’Ă©tait conservĂ©e. Le sol Ă©tait lisse, trop lisse. De ses yeux qui remarquaient tout, il examina les arbustes environnants. Il n’arrivait pas Ă  voir très loin, sauf le long de la clĂ´ture. De part et d’autre, les arbres se pressaient, formant une masse impossible Ă  franchir sur plus d’une centaine de mètres. Il ne pouvait ĂŞtre sĂ»r qu’on ne l’observait pas. Il Ă©tait peut-ĂŞtre surveillĂ© par mille espions cachĂ©s. De l’autre cĂ´tĂ© de la clĂ´ture, il eut l’immense satisfaction de constater qu’une marque brune, sur un tronc, avait Ă©tĂ© causĂ©e par le frottement d’une corde ― une longe. Autour de cet arbre, le sol Ă©tait Ă©galement lisse et exempt de traces, alors qu’ailleurs il Ă©tait jonchĂ© de brindilles et envahi de pousses. Bony ne sentit pas d’odeur de cheval Ă  cet endroit, et il ne dĂ©couvrit pas non plus de matĂ©riau Ă©tranger retenu par les fils barbelĂ©s du grillage. Il passa une bonne heure Ă  fureter dans un large cercle autour du bloodwood, et il eut beau discerner des zones oĂą le sol Ă©tait trop lisse et trop propre, il ne vit pas l’ombre d’une empreinte laissĂ©e par un sabot, une chaussure ou un pied nu. Il dĂ©couvrit un objet particulièrement intĂ©ressant et significatif, une petite plume grise qui avait une tache rouge foncĂ© sur un bord.

Corbeau freux

Pendant toute cette fouille, le corbeau Ă©tait restĂ© un spectateur attentif. TantĂ´t il croassait, narguant Bony avec grossièretĂ©, tantĂ´t il avait l’air ennuyĂ© et perplexe. Le manque d’intĂ©rĂŞt que lui tĂ©moignait l’inspecteur n’Ă©tait qu’apparent. Tout en s’affairant, il n’oubliait pas sa prĂ©sence un seul instant. D’après son comportement, il en conclut qu’on ne l’espionnait pas. Un espion, noir, blanc ou jaune, n’aurait pas pu rester ignorĂ© de ce corbeau.

Empreintes de corneille

(…) Pourquoi quelqu’un Ă©tait-il venu ici après le dĂ©part de Diana, et probablement après le dĂ©part de l’autre personne, dans le but de supprimer efficacement toute trace de la rencontre ? Ce n’Ă©tait pas le vent qui avait accompli ce travail. Il n’avait pas soufflĂ© suffisamment fort pour effacer l’empreinte d’un pied nu, a fortiori celles de sabots. Et il n’aurait pas laissĂ© de petites zones de sol dĂ©pourvues de brindilles. L’ĂŞtre humain qui avait supprimĂ© ces traces avait d’abord trempĂ© ses pieds nus dans du sang, puis dans des plumes d’oiseau. Une fois le sang sĂ©chĂ©, les plumes y avaient adhĂ©rĂ© ; c’Ă©tait un moyen connu pour Ă©viter de laisser la moindre empreinte. Un aborigène avait probablement Ă©tĂ© chargĂ© de cette tâche. (…) Oui, il y avait une foule de questions, et une dernière exigeait elle aussi une rĂ©ponse : est-ce que ce rendez-vous avait un lien quelconque avec la disparition de Jeffrey Anderson ? »

Upfield, Arthur W., L’os est pointĂ© (The Bone is Pointed) (Inspector Bonaparte Mysteries t. 6) (pp. 95-102). (Function). Kindle Edition. 

Groupe de pisteureuses observant des traces de salamandre lors d’une Ă©valuation traces et indices

Cette scène dĂ©peint de manière très vivante toute la complexitĂ© et la richesse du pistage : l’absence d’empreinte est un indice qui compte autant qu’une empreinte, une petite plume tachĂ©e de sang renferme un sens dĂ©cisif, les oiseaux rĂ©vèlent ce que vous ne pouvez voir et les insectes rĂ©vèlent ce que vous ne pouvez sentir. Patience et mĂ©thodologie accumulent les indices et racontent une histoire vivante.

Si ce savoir-faire vous inspire, venez rencontrer d’autres pisteurs et pisteuses expert.e.s et dĂ©butant.e.s lors de la prochaine Ă©valuation traque les 22 et 23 novembre prochains près de Chantilly avec John Rhyder ou lors de la prochaine Ă©valuation traces et indices les 6 et 7 dĂ©cembre prochains près de Chantilly avec RenĂ© Nauta.

Auteur : Thomas Baffault

l’indĂ©pendance de nos ancĂŞtres

Lors d’un rĂ©cent stage d’immersion en nature, plusieurs champignons ont Ă©tĂ© observĂ©s au camp. 

Des chanterelles, des trompettes de la mort et des Lacaires Améthystes toutes comestibles. Mais aussi un polypore du bouleau auquel nous avons prêté une attention limitée en nous contentant de le nommer : Piptoporus Betulinus.

C’est le nom latin que j’ai communiqué au groupe et qui était le sien jusqu’en 2016 ou il fut renommé Fomitopsis Betulinus qui est désormais son nom scientifique. Son nom vernaculaire étant Polypore du bouleau.

Ce champignon possède un frère qui comme lui pousse sur les bouleaux : Fomes Fomentarius, autrement appelé Amadouvier. Ces deux frères appartiennent à l’ordre des polypores et partagent un autre point commun remarquable : tous deux étaient transportés dans une bourse par Ötzi, le célèbre homme des glaces retrouvé momifié, 5300 ans après sa mort dans les Alpes Italiennes.

Pourquoi Ötzi transportait-il ces deux champignons dans une bourse attachée à sa ceinture sur son flanc droit, c’est à dire à l’endroit ou un droitier accroche ses biens les plus précieux comme son couteau ?

L’apparition de la figure d’Ötzi dans ce stage d’immersion, Ă  travers ce polypore est fortement symbolique et vient rĂ©sonner avec certains questionnements et certaines idĂ©es reçues qui peuvent Ă©branler notre idĂ©e du « progrès Â» : nos ancĂŞtres souffraient-ils de la faim, Ă  quelle Ă©poque ? Jusqu’à quand ? Quelles compĂ©tences de nos ancĂŞtres avons nous perdues ?

Ă–tzi vivait au nĂ©olithique final, il y Ă  5000 ans. Cette dernière pĂ©riode de la prĂ©histoire marquĂ©e par l’abandon très lent, du mode de vie de chasseur-cueilleur nomade pour le mode de vie sĂ©dentaire de l’agriculture. 

Cette transition molle et très progressive sur une période d’environ 3000 ans pour l’Europe ne ressemble en rien à l’adoption enthousiaste d’un nouveau mode de vie révolutionnaire.

« Certes, la RĂ©volution agricole augmenta la somme totale de vivres Ă  la disposition de l’humanitĂ©, mais la nourriture supplĂ©mentaire ne se traduisit ni en meilleure alimentation ni en davantage de loisirs. Elle se solda plutĂ´t par des explosions dĂ©mographiques et l’apparition d’élites choyĂ©es. Le fermier moyen travaillait plus dur que le fourrageur moyen, mais se nourrissait moins bien. La RĂ©volution agricole fut la plus grande escroquerie de l’histoire. [1] Â» 

Ötzi marchait donc sur cette frontière invisible entre nomadisme et sédentarité, préhistoire et histoire, sauvage et domestique, égalitarisme et hiérarchie, appartenance au monde et propriété privée.

300 000 ans d’histoire que notre espèce homo sapiens avait passĂ©s en petits groupes mobiles polyvalents devaient bientĂ´t ĂŞtre relĂ©guĂ©s aux oubliettes sous le terme « prĂ©histoire Â». 

98% de notre existence sur Terre occultĂ©s par les 7000 dernières annĂ©es avant notre prĂ©sent. Ces 2% rĂ©cents de notre histoire reprĂ©sentant au mieux une expĂ©rimentation hasardeuse, au pire une erreur temporaire qui vient contredire notre nature profonde aspirant au sauvage et Ă  la libertĂ©. 

Le dernier repas de l’homme des glaces était composé de viande et de graisse de bouquetin et de cerf, ainsi que d’épeautre cultivé. Un repas typiquement métissé de chasse et d’agriculture. Ötzi possédait encore les savoirs qui lui permettait de se nourrir, de se vêtir, de s’outiller et de se soigner dans la nature par la chasse et la cueillette même si celui-ci pratiquait déjà l’élevage et certaines formes de culture végétale. Une mauvaise récolte ou une maladie sur le troupeau pouvait encore être facilement compensée par la chasse, le piégeage de gibiers ou la cueillette de plantes sauvages.

Après la mort d’Ötzi avec la fin du nĂ©olithique, partout dans le monde l’expansion de la pratique agricole fit rĂ©gresser les terres « libres Â» c’est Ă  dire non accaparĂ©es par des fermiers bĂ©nĂ©ficiant du soutien armĂ© d’une forme d’Etat. 

Lentement, les territoires de chasse et de cueillette ont diminué, marginalisés dans les zones les moins favorables.

Ainsi, c’est dans les dĂ©serts que certaines cultures de chasseurs-cueilleurs ont pu perdurer jusqu’à nos jours, comme les !Kung San du Kalahari ou les Aborigènes des terres d’Arnhem en Australie. 

À l’opposé, les terres les plus favorables ont vu croître des sociétés agricoles hautement hiérarchisées et spécialisées, grâce au pouvoir engendré par les surplus alimentaires. Ces civilisations en l’espace de quelques millénaires ont presque totalement oublié les compétences d’Ötzi et de ses contemporains.

« Une des principales prĂ©tentions (des) partisans de la narration du progrès perpĂ©tuel stipule que nous serions « bien mieux nourris Â» aujourd’hui qu’à l’époque prĂ©historique. Cette assertion repose sur l’hypothèse nĂ©o-hobbesienne selon laquelle la famine Ă©tait courante avant que l’agriculture ne sauve la situation, ce qui est Ă  peu près le contraire de la vĂ©ritĂ©. Les fourrageurs !Kung San du dĂ©sert du Kalahari, par exemple, consomment en moyenne 2140 calories par jour, dont 93 grammes de protĂ©ines. Se nourrissant de plus de quatre-vingts plantes sauvages, il est peu probable qu’ils soient un jour confrontĂ©s Ă  la famine qui menace les sociĂ©tĂ©s dĂ©pendantes d’à peine quelques plantes, lesquelles peuvent connaĂ®tre et connaissent de mauvaises rĂ©coltes.(…) Les vestiges squelettiques montrent que les fourrageurs pouvaient connaĂ®tre la faim, de temps Ă  autre, mais pas la famine prolongĂ©e. En contraste, en 2014, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture estimait qu’environ 805 millions de personnes souffraient de sous-alimentation chronique. [2] Â»

An Gorta MĂłr , la grande famine. Cet Ă©pisode tragique a fait près d’un million de morts en Irlande entre 1845 et 1852.

Cette famine catastrophique est présentée comme la dernière de l’histoire européenne, mais elle était loin d’être la première et certainement pas la dernière dans le monde.

A cette Ă©poque la population dĂ©pendait majoritairement d’une seule culture : la pomme de terre. Quand celle-ci fut rĂ©duite Ă  nĂ©ant par l’attaque du mildiou, l’ensemble de la population fut touchĂ©e par la famine et les plus pauvres commencèrent Ă  mourir. 

L’île de sept millions d’hectares comptait encore suffisamment de zones sauvages pour nourrir ses huit millions d’habitants.  

Des ressources alimentaires alternatives dont les usages Ă©taient encore rĂ©pandus Ă  peine quelques gĂ©nĂ©rations en arrière Ă©taient bien prĂ©sentes parmi les plantes non cultivĂ©es au moment de la famine. Mais ces ĂŞtres humains civilisĂ©s et sĂ©dentarisĂ©s n’en avaient plus connaissance, il dĂ©pendaient du bon vouloir d’un gouvernement qui contrĂ´lait les ressources alimentaires disponibles et ils mouraient.

Ils mouraient…, pas de faim, mais d’ignorance et de servitude. [3]

Le polypore du bouleau Fomitopsis Betulina pourrait ĂŞtre considĂ©rĂ© comme un kit de premier secours Ă  lui tout seul. Ă–tzi le transportait sous forme de tranches sĂ©chĂ©es enfilĂ©es sur un cordon de cuir dans sa bourse. Sous cette forme sĂ©chĂ©e il peut servir Ă  prĂ©parer des infusions antiparasitaires, immunostimulantes, anti-inflammatoires et antibiotiques. 

L’hyménium (surface blanche inférieure des spores) est un puissant coagulant. Réduit en poudre ou appliqué frais, l’hyménium arrête les saignement, désinfecte une plaie et à un effet analgésique.

L’amadou Fomes Fomentarius a le pouvoir magique de transporter le feu endormi. Il contient une chair brune spongieuse qui dĂ©veloppe une combustion lente après un contact avec une flamme ou une braise. 

Cela permet de transporter une braise au coeur du champignon pendant plusieurs heures d’un campement Ă  l’autre en s’épargnant la fatigue physique de rallumer un feu par friction. 

Cette chair est Ă©galement hĂ©mostatique et cicatrisante et peut fournir une sorte de coton absorbant. Comme le polypore du bouleau il possède des propriĂ©tĂ©s immunomodulatrices.

Alors, quand l’un de ces polypores prĂ©cieusement transportĂ©s par Ă–tzi a fait son apparition dans ce stage d’immersion, j’ai vu la redĂ©couverte des savoirs ancestraux, je me suis remĂ©morĂ© ces articles scientifiques qui parlent naĂŻvement de la « dĂ©couverte rĂ©cente » des propriĂ©tĂ©s anti-inflammatoires, vermifuges et antiseptiques du polypore du bouleau. Je me suis dit que la frontière invisible sur laquelle marchait Ă–tzi il y a 5000 ans Ă©tait peut-ĂŞtre Ă  nouveau sous nos pieds.

Cette frontière entre sédentarité et nomadisme, histoire et posthistoire, domestique et sauvage, hiérarchie et égalitarisme, propriété privée et appartenance au monde.

Et que ces êtres humains réunis pour un stage en forêt étaient peut-être parmi les premiers à initier un retour vers le mode de vie qui a le plus longtemps réussi à notre espèce et à son biotope. Vers une manière d’habiter le monde, en relation avec notre milieu grâce aux savoir-faire ravivés dans nos gènes profondément façonnés par 98% de notre existence comme chasseurs-cueilleurs.

[1] Sapiens Yuval Noah Harari, Albin michel.

[2] Christopher Ryan, Civilisés à en mourir, éditions libre

[3] Il ne s’agit pas d’un jugement portĂ© sur les Irlandais de cette Ă©poque, mais plutĂ´t d’une observation qui s’applique aujourd’hui Ă  la majoritĂ© de la population mondiale dĂ©pendante de gouvernements du fait de la perte de connaissance des ressources sauvages.

l’arc de banlieue

Venez fabriquer votre premier arc à la ferme du bonheur à Nanterre 

En banlieue, il n’y a pas de mauvaises herbes ! PlutĂ´t des plantes gĂ©nĂ©reuses et combatives qui apportent du rĂŞve dans les fissures du bĂ©ton. 

Le robinier faux acacia fait partie de ces combattants, on le dit envahissant mais cet arbre est en réalité d’une générosité infinie, il prépare les sols appauvris pour l’arrivée des arbres plus sensibles, il nous offre ses grappes de fleurs délicieuses en beignets au mois de mai et il fournit un bois imputrescible pour toutes les menuiseries d’extérieur.

Si l’enfant qui sommeil en vous s’agite Ă  l’idĂ©e de faire voler des flèches avec un arc fabriquĂ© de ses mains, ce stage s’adresse Ă  vous. 

Nous explorerons ensemble les principes de bases de la construction d’un arc fonctionnel et adapté à votre morphologie. Vous fabriquerez votre arc en acacia, votre corde en tendon artificiel et au moins une flèche empennée avec les plumes des volailles de la Ferme du bonheur pour repartir chez vous avec le kit complet de l’archer ou de l’archère de banlieue.

On se retrouve à la Ferme du bonheur à Nanterre les 4 et 5 décembre pour fabriquer votre premier arc et retrouver la joie enfantine de tailler des bouts de bois et du tir à l’arc.

Inscriptions

Mocassins

L’après-midi s’est écoulée agréablement, me laissant absorbé dans mon artisanat, coupant le cuir de cerf aux formes de mes futurs mocassins.

Les patrons en carton, les chutes de cuir, le fil et les aiguilles sont éparpillés sur ma table et je commence à voir les mocassins qui apparaissent dans mes mains. Je me sens fier et heureux de réaliser enfin ce projet.

Je sens qu’en fabriquant cette paire de chaussures, je poursuis la récupération de compétences élémentaires propres à ma condition humaine. 

Cette aptitude basique pour nos ancêtres durant 90% de l’histoire de l’humanité, ne m’était jamais apparue aussi essentielle.

En sortant dans la rue pour aller chercher ma fille à l’école, ma focalisation artisanale de l’après-midi me fait regarder différemment la foule urbaine aux vêtements variés, à la mode, colorés et aux matériaux d’une infinie variété bien que majoritairement d’origine synthétique.

Le fait qu’aucune des personnes que je croise ne soit capable de reproduire la matière ou de confectionner l’habit qu’elles portent, m’apparaît soudain comme puéril.

Paradoxalement, dans cette grande ville chacun, chacune semble prendre très grand soin de son choix vestimentaire, comme une affirmation de sa personnalité, de son statut ou de son originalité et pourtant aucun de ces vêtements n’est produit à l’unité, tous sont des productions industrielles de masse, pour la masse qui cherche à affirmer son individualité.

Les personnes que je croise sont adultes pour la plupart et pourtant aucune n’est autonome dans son besoin vestimentaire, toutes sont réduites à convoiter des tissus et des vêtements qu’elles ne savent pas fabriquer elles-mêmes. Comme des enfants qui n’auraient pas appris à se débrouiller seuls pour un besoin aussi élémentaire que celui de se vêtir.

Quelque chose de fondamentalement inachevĂ© dans cette culture me saute aux yeux. 

Je me projette avec le regard de n’importe quelle tribu « primitive Â» ou « non civilisĂ©e Â» dans laquelle chaque membre possède les compĂ©tences nĂ©cessaires pour se nourrir et se vĂŞtir de façon autonome : Ă  quel point les membres de nos sociĂ©tĂ©s « civilisĂ©es Â» leur apparaĂ®traient comme de grands enfants soumis, dont l’éducation est restĂ©e inachevĂ©e ?

Savoir produire un textile Ă  partir d’élĂ©ments bruts de la nature, savoir le coudre Ă  la forme d’un vĂŞtement ou d’une chaussure, n’apparaĂ®t pas nĂ©cessairement comme une compĂ©tence aussi fondamentale que la production du feu ou d’un abri. NĂ©anmoins, cette compĂ©tence implique la maĂ®trise de nombreuses autres aptitudes, comme la reconnaissance vĂ©gĂ©tale pour se procurer des fibres aptes au tissage ou la chasse pour se procurer la peau d’un animal. 

Et de ces deux aptitudes en découlent de nombreuses autres, comme la fabrication d’arc et de flèches, le pistage, l’orientation, la production d’outils coupants, de contenants, etc.

Une compétence aussi humble que la couture implique finalement une infinité d’autres compétences passionnantes que l’on ne peut découvrir qu’en s’émancipant de l’approvisionnement commercial qui nous coupe de notre créativité et de notre agilité.

Si vous ĂŞtes intĂ©ressĂ©.e.s par cet apprentissage, n’hĂ©sitez pas Ă  me le faire savoir. Il est possible d’organiser un stage sur un week-end.

Thomas

L’abĂ©cĂ©daire de la piste

La poĂ©sie du vivant qui nous entoure ne cesse jamais d’exister. Parfois nous y sommes rĂ©cepti.ves.fs et d’autres fois il semble que cette poĂ©sie nous Ă©chappe ou que nous ne la saisissons pas pleinement. Il arrive qu’il nous manque des clefs ou des indications essentielles pour savourer ce chant, pour y trouver notre place.

L’analogie entre le pistage et la poĂ©sie fait parfaitement sens car les plus beaux poèmes nous restent inaccessibles si nous ne connaissons pas notre alphabet. L’apprentissage de l’alphabet peut sembler ennuyeux et pourtant il est une porte d’entrĂ©e vers la libertĂ© de la forme poĂ©tique.

Avec Catherine Pendeliau, nous proposons pour la deuxième annĂ©e consĂ©cutive ce « week end fondamentaux  » avec l’objectif de vous donner l’alphabet des traces et des indices qui vous permettra ensuite de progresser seul.e.s ou avec vos pairs sur vos propres pistes. Ce week-end est dense en transmissions techniques et il est ponctuĂ© d’explorations en forĂŞt pour mettre en application les connaissances et les astuces qui vous seront transmises.

12 et 13 octobre 2024 à Sillery (champagne). Tarif : 205 €

INSCRIPTIONS

Pour plus d’informations vous pouvez contacter Catherine 06 86 01 73 15 ou Thomas 06 76 33 60 76

Auteur : Thomas Baffault

pister le cerf

Trois nouvelles dates pour apprendre Ă  pister et Ă©valuer vos compĂ©tences (voir en bas de l’article)

L’automne s’installait tranquillement : Ă  8h du matin le jour Ă©tait Ă  peine levĂ© et la rosĂ©e Ă©tait encore abondante. J’ai d’abord cheminĂ© sur les grandes allĂ©es de terre battue qui sillonnent la forĂŞt, avant d’arriver, Ă  cette parcelle ou poussent quelques pommiers sauvages au milieu des herbes hautes. Les diffĂ©rents passages d’animaux Ă©taient visibles, l’herbe encore couchĂ©e par leurs passage portait autant de gouttelettes que les brins encore Ă©rigĂ©s. Seuls deux sentes qui se rejoignaient parfois en une seule Ă©taient dĂ©pourvues de rosĂ©e, indiquant un passage plus rĂ©cent des animaux Ă  grandes pattes qui avaient couchĂ© cette vĂ©gĂ©tation et fait tomber les gouttelettes. Leur piste menait d’un pommier Ă  l’autre ou des pommes bien mures jonchaient le sol. Sous les arbres l’herbe Ă©tait plus rase et la terre portait les empreintes nettes et fraiches de deux grands cervidĂ©s.

Une matinĂ©e merveilleuse pour traquer dans des conditions idĂ©ales : sol humide, animaux lourds et pistes clairement très fraiche. Par moment la piste devenait plus complexe, lorsqu’elle empruntait une sente Ă©galement frĂ©quentĂ©e par les sangliers ou lorsqu’elle traversait un chemin de cailloux. Dans les feuilles mortes en regardant directement Ă  mes pied, je ne pouvais pas voir la piste, mais dès que je regardait Ă  5 mètres devant moi, la traĂ®nĂ©e de feuilles dĂ©rangĂ©es apparaissait nettement.

La piste vient de tourner vers le nord et je me retrouve vent dans le dos en la suivant, ce qui ne m’inquiète pas car la zone ne semble pas assez dense pour un couchage de jour et je suppose que la piste tournera Ă  nouveau plus loin pour me permettre d’avoir meilleur vent. Cela fait seulement deux heures que je suis lentement cette piste et je suppose que les animaux sont encore loin.

Tout au long de cette piste j’ai commencĂ© Ă  me faire une idĂ©e des individus que je suivait, je pense Ă  deux mâles, un jeune et un vieux plus massif : le cerf et son Ă©cuyer. Une collaboration courante dans laquelle le jeune apprend Ă  connaitre un territoire et ses ressource avec le vieux cerf plus expĂ©rimentĂ© et en Ă©change ce dernier bĂ©nĂ©ficie des sens plus affutĂ©s du jeune cerf pour l’avertir des dangers.

Après avoir parcouru encore une vingtaine de mètres sur cette piste, je me fige : Dans une explosion de puissance un jeune cerf vient de s’Ă©lancer tout droit vers le chemin Ă  l’Est, une fois sur le chemin il court vers le sud puis revient sur ses pas en direction du nord. A ce moment lĂ  le vieux mâle s’Ă©lance Ă  son tour de sa couche en direction du chemin et galope vers le sud, rapidement rejoint par l’Ă©cuyer dĂ©boussolĂ©.

DĂ©ranger inutilement des animaux sauvages est toujours dĂ©moralisant. Et dans ce cas je m’en veux de ne pas avoir anticipĂ© ce grand chĂŞne abattu comme une zone de repos potentielle. Pendant toute leur fuite je suis restĂ© totalement immobile pour ne pas accentuer l’alerte qu’ils ont du percevoir uniquement Ă  l’odeur.

Je vérifierai plus tard en reprenant leur piste après avoir patienté une demie heure au même endroit, que le galop à laissé place au trot puis à la marche en quelques centaines de mètres, montrant que le dérangement aura au moins été de courte durée et de faible intensité.

Si cette histoire vous inspire et que vous voulez vivre une expĂ©rience similaire et acquĂ©rir ou mesurer les compĂ©tences qui permettent de suivre une piste : Trois dates vous permettrons cette automne d’affuter vos sens !

Workshop traque près de Chantilly avec Thomas Baffault pisteur certifié tracker niveau 3 CyberTracker et Ulrike Quartier Pisteuse certifiée niveau 4 traque CyberTracker.

Plus d’informations sur le workshop traque

Tarif : 300 € (workshop seul) ou 200 € (si vous participez Ă©galement Ă  l’une des deux Ă©valuations qui suivent)

Inscriptions et infos pratiques

Evaluation traque près de Chantilly avec John Rhyder évaluateur spécialiste traque CyberTracker

Tarif : 390 €

Plus d’informations sur l’Ă©valuation traque

Inscriptions et infos pratiques

Evaluation traque près de Chantilly avec John Rhyder évaluateur spécialiste traque CyberTracker

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Tarif : 390 €

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John Rhyder
JohnRhyder

John Rhyder est un naturaliste accompli et pisteur certifiĂ© d’animaux sauvages. Avant d’enseigner le bushcraft (savoirs-faire liĂ©s Ă  la vie dans les bois) en tant que chef instructeur pour Ray Mears puis de crĂ©er sa propre Ă©cole en Angleterre Woodcraft school, John a enseignĂ© l’arboriculture, la protection de l’environnement et la gestion des espaces naturels.

Il a obtenu une certification CyberTracker de pisteur animalier senior, ce qui le place comme le pisteur le plus diplĂ´mĂ© d’Europe du Nord. John est aussi qualifiĂ© en tant qu’évaluateur track and sign (empreinte et signe) et trailing (traque), l’un des deux seuls Ă  pouvoir dĂ©cerner une certification dans ce domaine en Europe du Nord.

John possède un diplôme universitaire en identification d’espèces et relevés biologiques spécialisé en mammifères, reptiles, chauves-souris, champignons, plantes des bois et arbres. Il a un intérêt particulier pour la connaissance des plantes, particulièrement pour l’ethnobotanique et il est compétent dans nombre d’usages traditionnels des plantes, arbres et champignons, depuis le travail de l’écorce jusqu’à la cuisine sauvage et la fabrication d’arcs.

C’est un formateur passionné et généreux, très inspirant.

Ulrike Quartier

Ulrike vit en Allemagne, à Bielefeld, dans la forêt de Teutoburg. Graphiste diplômée elle travaille principalement comme éducatrice en sciences de la nature et de la faune dans une école alternative.

Les itinĂ©raires et les pistes sont sa spĂ©cialitĂ©. « En pistage, tout est possible, l’ĂŞtre humain peut se familiariser avec son environnement et apprendre a y trouver sa place. Tous les sens sont en Ă©veille et l’on commence Ă  comprendre le monde de manière particulière. On s’ouvre en douceur et on apprend, sans retenue et sans contraintes, la nature devient notre enseignante. »

Thomas Baffault

Thomas Baffault enseigne la lecture des traces d’animaux au grand public et aux professionnels. Il organise en France les formations CyberTracker, rĂ©fĂ©rence internationale en matière de pistage et possède un niveau 3 en traces et indices ainsi qu’en traque.

Devenu tondeur de mouton après son diplôme des Beaux-Arts, il a appris des bergers la lecture intime du paysage, les cycles naturels et les relations faune-flore.

PassĂ© par la Tracker Survival School aux États-Unis, il approfondit encore sa pratique au contact des experts europĂ©ens de CyberTracker.

sac a dos panier

22,23,24 Mars Ă  cĂ´tĂ© de Bordeaux : stage de fabrication d’un sac Ă  dos vĂ©gĂ©tal robuste qui durera toute votre vie.

En Trois jours vous fabriquerez votre hotte de trappeur en lattes de bois tressĂ©es et Ă  l’issu du stage vous repartirez avec. Ce sac Ă  dos emblĂ©matique des trappeurs d’AmĂ©rique du Nord est un moyen Ă©lĂ©gant de transporter vos affaires lors de vos bivouacs forestiers ou pour vos cueillettes de plantes sauvages et champignons. Ce panier est durable et lĂ©ger et permet d’accĂ©der facilement Ă  sont contenu. Entièrement fait de matĂ©riaux naturels, vous pourrez le tresser Ă  votre taille en le personnalisant selon vos besoins.

L’atelier sera animĂ© par Beke Olbers spĂ©cialiste des artisanats et savoir faire ancestraux.

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Gardien.ne.s du vivant Ă©dition de printemps

Le prochain rendez-vous des gardien.ne.s du vivant aura lieu du 7 au 10 mars 2024

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