Tannage de fourrure avec Theresa Emmerich Kamper

8 et 9 septembre 2022 près de Montargis INSCRIPTIONS

Apprenez les secrets du tannage de fourrure avec Theresa Emmerich Kamper Docteure en archéologie expérimentale et spécialiste des techniques préhistoriques de tannage.

Durant ces deux jours vous serez guidé.e.s pour tanner vous-même votre peau de renard vous apprendrez le tannage au gras, une des plus anciennes techniques de tannage utilisée par nos ancêtres. Au terme de ce stage vous emporterez chez vous une fourrure souple et chaude pouvant servir à la confection de vêtements ou d’équipements pour la vie dehors.

Theresa est une mine d’informations sur les technologies primitives et ancestrales et ce stage est aussi l’occasion d’étendre vos connaissances dans ces domaines qui la passionnent.

(Photo by Matthew Horwood)

Le stage sera animé par Dr. Theresa Emmerich Kamper, archéologue expérimentale.

Theresa est une praticienne passionnée de savoir-faire traditionnels et de technologies primitives. Elle pratique le tannage traditionnel de peaux depuis plus de vingt-cinq ans. 

Apprendre à tanner était pour elle la suite logique de la chasse, de la pêche et du piégeage dans les vastes étendues de nature sauvage entourant son état natal du Wyoming aux États-Unis. En cherchant à valoriser autant que possible toute la ressource que représente un animal dans son ensemble, elle est parvenue à produire des cuirs de grande qualité et à renouer avec des savoir-faire ancestraux qui nous relient aux racines de l’humanité.

Dr. Theresa Emmerich Kamper est docteure en archéologie expérimentale à l’Université d’Exeter.

INSCRIPTIONS

Pistage en montagne

Du 16 au 20 novembre, 4 jours et 4 nuits de pistage en Savoie

INSCRIPTIONS

Venez pratiquer le pistage et jouer aux détectives de la montagne et de la forêt. Enrichissez vos connaissances écologiques pour déduire ou prédire le comportement d’un animal.

Lorsque l’on apprend le pistage, on apprend à détecter et analyser les signes que les animaux laissent derrière eux comme autant de preuves de leur passage et de leurs activités : les traces et les indices. 

Le stage se déroule dans différents écosystèmes de moyenne montagne et alterne jeux et déplacements. Les jeux, pour aiguiser les sens et mieux appréhender son corps en tant qu’outil de perception, et les déplacements lents à la recherche de traces ou d’indices à questionner. Au cours du stage, vous apprendrez à vous déplacer plus silencieusement pour augmenter vos chances d’observer un animal. Vous apprendrez aussi à trouver les lieux favorables à l’impression d’empreintes claires, comment effectuer un relevé contextuel d’empreinte et comment conserver une empreinte. Nous explorerons les caractéristiques des principales familles d’empreintes et ce que ces caractéristiques nous disent de la spécialisation du pied de chaque animal. Vous fabriquerez des outils qui facilitent la poursuite d’une piste et apprendrez à reconnaitre les différentes allures des animaux.

Les pratiques enseignées au cours de ce stage, vous permettront de poursuivre l’apprentissage de retour chez vous, seul.e.s ou en groupe, et de transmettre à votre tour les bases du pistage.

Le pistage visuel remonte aux origines de notre espèce et a probablement joué un rôle clef dans notre survie et dans le développement de notre esprit de déduction. Dès que l’on fait appel à ces compétences, ce sont toutes nos prédispositions ancestrales qui remontent à la surface, comme si nos gènes de chasseurs cueilleurs n’attendaient que cela pour se réveiller.

Les intervenants : 

THOMAS BAFFAULT

J’enseigne la lecture des traces d’animaux au grand public et aux professionnels et j’ai le plaisir d’organiser en France les formations CyberTracker, référence internationale en matière de pistage.

Devenu tondeur de mouton après mon diplôme des Beaux-Arts, j’ai appris des bergers la lecture intime du paysage, les cycles naturels et les relations faune-flore.

Après un passage par la Tracker Survival School aux États-Unis, j’approfondit encore ma pratique au contact des experts européens de CyberTracker.

Le pistage est pour moi une formidable porte d’entrée vers toutes les aptitudes à la vie dehors : l’orientation, la construction d’abris, l’éveil des sens, l’introspection, l’attention aux autres.

SOPHIE CRAVOISIER

Accompagnatrice en montagne depuis plus de 10 ans, j’arpente la montagne toute l’année. J’aime observer les animaux au détour d’un sentier, profiter du «  silence » de la forêt ou des montagnes. Et j’aime le partager. 

C’est au travers de la connexion à la nature et le pistage que j’ai changé mon regard et ma façon de bouger dans cet environnement.

Aujourd’hui, j’aime observer les traces, écouter les oiseaux pour comprendre ce qui se passe dans la forêt. J’aime apprendre les techniques primitives qui me permettent de me « débrouiller » en forêt. J’aime connaître les plantes et les arbres. J’aime m’asseoir et observer.

Aujourd’hui, j’ai envie de devenir une indigène dans mon petit coin de pays. 

INSCRIPTIONS

Sur la piste animale

Du 22 au 25 septembre 2022 dans la forêt de Saou

Quatre jours de vie sauvage pour rencontrer le pistage animal et une longue tradition de chasseurs cueilleurs. Comme eux, vivez dans les bois, éveillez vos sens, déchiffrez les traces et les indices des animaux, écoutez le chant des oiseaux et des histoires inspirantes, jouez.

Plongez dans l’univers des animaux au coeur du massif de Saou, entre forêts, champs et rivières.

A travers le pistage animal et la vie sauvage, accédez de façon ludique, sensible et technique à des domaines aussi variés que la botanique, l’éthologie, l’orientation, les arts primitifs, l’introspection… Une formidable porte d’entrée vers les compétences vitales inscrites dans nos gênes.

S’inscrire

Au programme du stage de pistage animal

  • Arts de la vie sauvage 
  • Reconnaissance des traces et indices des animaux
  • Imitation des comportements animaux
  • Initiation au langage des oiseaux
  • Jeux d’éveil des sens du pisteur
  • Contes et histoires
  • Pistage intérieur

La transmission s’inscrira dans la lignée du mentorat « coyote » et du modèle des 8 shields proposé par John Young. Formé enfant au pistage animal dans une lignée Apache, John a consacré sa vie d’adulte à pister les éléments communs de peuples de chasseurs cueilleurs de plusieurs continents. Il en a synthétisé les ingrédients culturels qui favorisent le lien à soi, à ses congénères et au reste du monde. 

Les intervenants

Thomas Baffault est tondeur de mouton nomade et pisteur animalier. Au contact des bergers, il apprend les plantes, les prédateurs, les abris naturels, la vannerie. Il s’est formé à la « tracker school » de Tom Brown et au sein du réseau CyberTracker dont il organise les certifications en France.

Pascale Laussel auprès d'un chêne vénérable

Pascale Laussel a coordonné pendant 10 ans le Réseau pour les Alternatives Forestières et expérimenté une gestion forestière écologique et solidaire au sein de Dryade qu’elle a initiée. Auteur de Vivre avec la forêt et le bois (2014) et Agir ensemble en forêt (2018), elle accompagne désormais des groupes à la rencontre de la forêt et construit des aménagements bois intégrés à la forêt. Elle est formée à la communication non violente et au mentorat coyote.

Modalités pratiques

Pour adultes et enfants accompagnés (à partir de 14 ans). Démarrage le 22 à 9h, clôture le 25 à 15h.
Hébergement sous la canopée, avec toile ou à la belle étoile. Se munir d’un duvet et d’un matelas, d’une tente ou d’une bâche. 
La cuisine sera faite sur le feu, collectivement à partir des aliments apportés par les participants. Les déjeuners sont susceptibles d’être emportés dans le sac à dos. Chacun apportera un ensemble assiette, couverts, verre, bol – à sa convenance.
Prendre également un maillot, une serviette de toilette et des produits de toilette 100% naturel. Eventuellement un siège pliable, un petit tapis et un coussin pour s’assoir confortablement.
Prévoir des chaussures tous terrains et des vêtements chauds et imperméables, une gourde ou un thermos, un sac à dos. Un couteau, un carnet et un crayon, loupe et jumelles.

Inscription et tarif

390€ l’encadrement, l’accès au lieu et à la logistique.

Renseignements : 06.26.69.25.88 ou contact@dryade26.org

S’inscrire

The scout course

Fabrication de mocassins, entrainement à la traque, bushcraft et jeux d’approche en forêt.

Inscriptions

Ce stage à la fois ludique et exigeant vous propose d’acquérir des savoir-faire artisanaux issus des coureurs des bois ainsi que des connaissances techniques en pistage animalier et des méthodes d’approche et de déplacement furtif dans les bois.

Vous apprendrez avec Beke Olbers à fabriquer vos propres mocassins en cuir issu de tannage végétal. Puis vous utiliserez ces mocassins pour vous déplacer silencieusement dans les bois, au cours de traques et de jeux imitant des chasses à l’arc ou au propulseur.

Avec René Nauta vous aborderez les bases de la traque et observerez les traces et indices d’animaux. Vous fabriquerez une série de petits pièges à souris simples et non létaux que vous installerez et vérifierez chaque jour, pour apprendre à les disposer aux endroits adaptés. Vous jouerez aux proies et aux prédateurs dans une simulation grandeur nature pour affûter vos sens et transformer votre expérience de la forêt. Vous fabriquerez également vos propres arcs et flèches, dans une version simple et brute mais parfaitement fonctionnelle pour l’entraînement.

The scout course est l’occasion d’apprendre de nombreux jeux de traque, de discrétion et de pistage qui éveillent votre acuité et améliorent votre capacité à approcher des animaux sauvages. C’est également l’opportunité de mettre en application vos connaissances en matière de bushcraft tout en acquérant des techniques précises et pratiques pour la vie dans les bois.

Intervenant.e.s

René Nauta et Beke Olbers sont co-directeurs de l’une des écoles de bushcraft les plus reconnues aux Pays-Bas : ExtraBushcraft

Depuis 1997, leurs programmes et expéditions se déroulent en Hollande et dans plusieurs pays du monde, dont la Namibie avec les pisteurs San et en Ecosse pour des immersions nature en autonomie minimaliste.

Beke Olbers

Beke Olbers s’est formée au tannage primitif de peaux, à l’herboristerie, à l’artisanat du cuir, à la vannerie et au feutrage de laine pour enrichir sa pratique du bushcraft. 

« Faire de belles choses avec des matériaux de l’extérieur » c’est sa spécialité. 

Elle pratique les différents artisanats et techniques primitives avec un art magnifiquement raffiné.

C’est une chasseuse-cueilleuse par passion et elle a fait de ses mains la majeure partie de l’équipement qu’elle utilise pour arpenter la forêt : vêtements, sac à dos, mocassins, etc.

Beke est une formatrice passionnée qui valorise la transmission des savoir-faire ancestraux.

René Nauta

René Nauta s’est formé aux différentes techniques de bushcraft en Angleterre auprès de Ray Mears, pionnier de cet enseignement en Europe dans les années 1990.

C’est également un pisteur passionné, évaluateur CyberTracker depuis 2018. 

Auteur d’un livre sur les empreintes animales paru en mai 2019 : Het Prentenboek, et co-auteur avec Beke Olbers d’un livre très complet sur le bushcraft paru en 2015 : Bushcraft handboek.

Sa joie d’arpenter les bois est très communicative, c’est un observateur extrêmement affûté qui partage avec bonheur les centaines de détails qu’il remarque à chaque instant.

Modalités pratiques

Une relative autonomie dans la compréhension de l’anglais à l’oral est nécéssaire pour pouvoir participer pleinement à ce stage. Quelques traductions seront proposées mais il ne s’agira pas d’une traduction simultanée totale.

Ce stage implique :

  • de passer beaucoup de temps en extérieur au tout début du printemps quand les températures ne sont pas forcément élevées
  • de manipuler des outils coupants
  • de courir, sauter et marcher pour participer aux activités proposées.

Une bonne condition physique est donc nécessaire pour prendre part à ce stage.

Une expérience préalable dans une activité d’extérieur sur plusieurs jours est aussi souhaitable pour être familiarisé.e avec votre zone de confort et vos besoins.

Lieu :

Ile de france

L’adresse exacte vous sera communiquée mi-février par mail.

Inscriptions

Photos from : René Nauta and Beke Olbers, Extrabushcraft.nl

Témoignage d’un pisteur français

Norbert Fond, père de famille et formateur en permaculture :

Photo by René Nauta

« Les animaux sont des instruments joués par le paysage » Tom Brown Jr.

Site de Norbert Fond : Permavisions.fr

J’ai étudié l’anthropologie avant d’entreprendre des études agricoles. Au contact de la culture Malinké en Afrique de l’Ouest, j’ai éprouvé le besoin de me tourner vers ma propre culture et de récupérer des savoirs qui me liaient à mon paysage. Je me suis alors formé à la permaculture, en m’intéressant tout particulièrement aux éléments culturels permettant de favoriser les conditions pour qu’une culture perdure.

Le pistage fait partie de mon quotidien car il s’inscrit dans mes routines quotidiennes de connexion à la nature. Je les pratique depuis ma rencontre avec l’approche des Eight Shields, un modèle qui s’appuie sur des principes communs aux cultures indigènes du monde entier ayant démontré leur capacité à vivre durablement en harmonie avec leur environnement. Cela m’a fait prendre pleinement conscience de ma relation avec les ancêtres et les générations futures.

Le pistage fait partie de notre vie, car sans cesse, nous décodons notre paysage

Le pistage fait partie de notre vie, car sans cesse, nous décodons notre paysage pour y puiser des informations utiles. C’est notre capacité à entrer en relation avec le paysage qui nous a fait prospérer. Prêter attention à notre environnement et comprendre les relations de cause à effet qui s’y jouent est vital pour nous, humains, qui étions tous hier encore des chasseurs-cueilleurs. 

Dans le sens commun, le pistage consiste à « regarder des empreintes ». Mais l’art du pistage est bien plus que cela : il nous prémunit de la distinction entre soi et la nature. L’art du pistage nous enseigne que nous faisons partie de l’écosystème, il nous fait prendre conscience de notre impact sur le milieu. Il nous fait comprendre que « les animaux sont des instruments joués par le paysage » comme le dit Tom Brown Jr. Je suis convaincu que les enfants qui reçoivent dans leur éducation ce cheminement dans la nature, une fois devenus des adultes responsables, prendront véritablement soin de leur environnement car ils auront développé l’empathie nécessaire pour devenir des porte-parole de l’ensemble du vivant. Dans le contexte de changement climatique qui est le nôtre, ces compétences sont utiles et les transmettre est primordial pour préserver les générations futures

Le groupe aide à aller à la racine.

Je piste seul et en groupe. Seul, un pisteur a toujours raison. Tandis qu’en groupe, les interprétations sont multiples, argumenter autour des hypothèses d’identification et les partager est quelque chose de joyeux. Le groupe aide à aller à la racine. En matière de pistage, on a beau arriver à un certain niveau de maîtrise, inévitablement, la nature nous ramène à l’humilité. Tout comme le groupe, qui nous met au défi et nous fait prendre conscience de nos biais. Écouter les autres, recevoir leur perception, permet d’avoir ensemble l’image globale, que l’on n’aurait pas seul.

Partager sa gratitude est une pratique que l’on retrouve dans de nombreux peuples proches de la terre, j’ai compris que cela participait à équilibrer notre biais de négativité. Savoir identifier ce qui ne va pas est une compétence de survie façonnée par la nature, se concentrer sur ce qui est positif permet de relativiser et d’élargir sa perspective et ce savoir-être est transmis par la culture. Lors des stages CyberTracker, il y a de grands moments de révélation. Je tiens ici à exprimer ma sincère reconnaissance envers Thomas qui fait venir d’Angleterre et des Pays-Bas des certificateurs-pisteurs aguerris et nous donne ainsi accès à des savoirs précieux. Non seulement ces formateurs sont des monuments de l’écologie, mais ce sont aussi des personnes particulièrement humbles et accessibles. Nous avons tous et toutes quelque chose à apprendre à leur contact, néophyte ou naturaliste averti.e, chacun.e y trouve des zones fertiles d’apprentissage. Je recommande à tout le monde de suivre ces stages, ils contribuent selon moi à éveiller notre degré de conscience du monde, et ce changement de conscience est vital si l’on souhaite rendre la terre dans un meilleur état que dans celui que nous l’avons trouvé. Il n’y a pas de pré-requis pour participer aux stages CyberTracker, il faut simplement de la curiosité.

J’ai suivi les stages de Traces et indices, de Traque, j’ai passé deux évaluations au cours desquelles j’ai obtenu successivement les niveaux 2 et 3. Récemment, j’ai participé au stage sur « l’art ancestral de valoriser entièrement l’animal ». À chaque fois, c’est une excitation incroyable à l’approche de ces stages car je sais que je vais être comblé par les rencontres et les apprentissages qui nous sont rendus accessibles grâce au travail de Thomas et ses intervenant.es d’exception.

Interview réalisée par Samantha Breitembruch

l’art ancestral de valoriser entièrement l’animal

Techniques archéologiques de l’usage complet d’un animal

L’énergie investie et les risques traversés par nos ancêtres pour chasser un animal à l’aide d’armes primitives de faible portée justifiaient à eux seul l’impératif de ne gâcher aucune partie de cet animal. Mais en plus du sentiment de gratitude extraordinaire que devaient ressentir nos aïeux à la perspective d’un grand repas, il est très probable que la ressource précieuse de matières premières fournies par le corps de cet animal pour l’éclairage, l’habillage, l’outillage ou l’ornementation apparaissait comme une richesse inestimable.

Vous êtes-vous déjà demandé comment nos ancêtres préparaient, transformaient et conservaient les différentes parties d’un animal après la chasse pour ne rien en perdre ?

Ce stage vous propose de vous réapproprier ces techniques. Il vise à vous présenter quelles parties sont utiles pour quelles réalisations artisanales ou pour la consommation et comment les conserver jusqu’à ce qu’elles puissent être utilisées.

Nous utiliserons des outils issus de l’âge de pierre et de l’âge de fer.

Voici quelques exemples de ce qui sera abordé dans ce stage :

  • Organes : prélever, trier et nettoyer les organes comestibles ainsi que les organes utilitaires tels que : la cervelle pour le tannage de la peau, la vessie pour les poches d’eau et les intestins pour le fil.
  • Peau : dépeçage, décharnement, conservation de la peau et fabrication de colle de peau.
  • Viande : découpe de la viande, quelles coupes sont les mieux adaptées aux différentes utilisations. Comment désosser, faire des rôtis, de la viande séchée et du ragoût. Techniques de base de conservation de la viande.
  • Gras : comment clarifier la graisse pour la conserver et quels usage en faire.
  • Os : comment séparer les articulations, les os pour l’alimentation, comment fabriquer des outils à partir d’os tels que : des outils de tannage, des poinçons et des aiguilles, des hameçons, des pointes de harpon et de flèche et des bijoux.
  • Tendons : comment prélever, nettoyer et préserver à la fois les tendons des pattes et du dos et comment les transformer pour en faire du fil à coudre, des cordes d’arc, des liens pour l’emmanchement d’outils, le revêtement du dos d’un arc, etc.
  • Sabots : comment traiter les sabots pour en faire des objets décoratifs ou pour faire de la colle de sabot.
  • Les bois : si l’animal porte des bois, comment les retirer et quelle est la meilleure façon de les travailler.

Le stage dure trois jours complets, ce qui permettra d’aborder un large éventail de techniques mais ne permettra pas la réalisation de projets finis. Le contenu du cours évoluera en fonction du temps, de la météo et des intérêts des participant.e.s !

Attention le stage se déroulera en majeure partie en anglais avec quelques traductions. Un niveau minimum de compréhension de l’anglais est donc recommandé.

(Photo by Matthew Horwood)

Le stage sera animé par Dr. Theresa Emmerich Kamper, archéologue expérimentale.

Theresa est une praticienne passionnée de savoir-faire traditionnels et de technologies primitives. Elle pratique le tannage traditionnel de peaux depuis plus de vingt-cinq ans.

Apprendre à tanner était pour elle la suite logique de la chasse, de la pêche et du piégeage dans les vastes étendues de nature sauvage entourant son État natal du Wyoming aux États-Unis. En cherchant à valoriser autant que possible toute la ressource que représente un animal dans son ensemble, elle est parvenue à produire des cuirs de grande qualité et à renouer avec des savoir-faire ancestraux qui nous relient aux racines de l’humanité.

Dr. Theresa Emmerich Kamper est docteure en archéologie expérimentale à l’Université d’Exeter.

Gardiens du vivant

Cursus d’immersion en nature pour les 15/18 ans

INSCRIPTIONS ET RENSEIGNEMENTS

Sur la piste animale Septembre 2021

Du 23 au 26 septembre 2021 dans la forêt de Saou

Quatre jours de vie sauvage pour rencontrer le pistage animal et une longue tradition de chasseurs cueilleurs. Comme eux, vivez dans les bois, éveillez vos sens, déchiffrez les traces et les indices des animaux, écoutez le chant des oiseaux et des histoires inspirantes, jouez.

Plongez dans l’univers des animaux au coeur du massif de Saou, entre forêts, champs et rivières.

A travers le pistage animal et la vie sauvage, accédez de façon ludique, sensible et technique à des domaines aussi variés que la botanique, l’éthologie, l’orientation, les arts primitifs, l’introspection… Une formidable porte d’entrée vers les compétences vitales inscrites dans nos gênes.

S’inscrire

Au programme du stage de pistage animal

  • Arts de la vie sauvage 
  • Reconnaissance des traces et indices des animaux
  • Imitation des comportements animaux
  • Initiation au langage des oiseaux
  • Jeux d’éveil sensoriel
  • Contes et histoires
  • Pistage intérieur

La transmission s’inscrira dans la lignée du mentorat « coyote » et du modèle des 8 shields proposé par John Young. Formé enfant au pistage animal dans une lignée Apache, John a consacré sa vie d’adulte à pister les éléments communs de peuples de chasseurs cueilleurs de plusieurs continents. Il en a synthétisé les ingrédients culturels qui favorisent le lien à soi, à ses congénères et au reste du monde.

Les intervenants

Thomas Baffault est tondeur de mouton nomade et pisteur animalier. Au contact des bergers, il apprend les plantes, les prédateurs, les abris naturels, la vannerie. Il s’est formé à la « tracker school » de Tom Brown et au sein du réseau CyberTracker dont il organise les certifications en France.

Pascale Laussel auprès d'un chêne vénérable

Pascale Laussel a coordonné pendant 10 ans le Réseau pour les Alternatives Forestières et expérimenté une gestion forestière écologique et solidaire au sein de Dryade qu’elle a initiée. Auteur de Vivre avec la forêt et le bois (2014) et Agir ensemble en forêt (2018), elle accompagne désormais des groupes à la rencontre de la forêt et construit des aménagements bois intégrés à la forêt. Elle est formée à la communication non violente et au mentorat coyote.

Modalités pratiques

Pour adultes et enfants accompagnés (à partir de 14 ans). Démarrage le 8 à 9h, clôture le 11 à 15h.
Hébergement sous la canopée, avec toile ou à la belle étoile. Se munir d’un duvet et d’un matelas, d’une tente ou d’une bâche.
La cuisine sera faite sur le feu, collectivement à partir des aliments apportés par les participants. Les déjeuners sont susceptibles d’être emportés dans le sac à dos. Chacun apportera un ensemble assiette, couverts, verre, bol – à sa convenance.
Prendre également un maillot, une serviette de toilette et des produits de toilette 100% naturel. Eventuellement un siège pliable, un petit tapis et un coussin pour s’assoir confortablement.
Prévoir des chaussures tous terrains et des vêtements chauds et imperméables, une gourde ou un thermos, un sac à dos. Un couteau, un carnet et un crayon, loupe et jumelles.

Inscription et tarif

350€ l’encadrement, l’accès au lieu et à la logistique.

Renseignements : 06.26.69.25.88 ou contact@dryade26.org S’inscrire

Pistage et survie

Les techniques de survie enseignées au CEETS sont efficaces, solides et pragmatiques. Ces techniques construisent un base de confiance pour arpenter des terrains variés en toute sécurité.
Et quand la question du risque est réglée et assimilée, c’est le moment ou l’acuité peut se développer toute entière vers de nouvelles expériences du monde à l’entoure, c’est le moment de faire sereinement connaissance avec les animaux dont la présence s’écrit au sol et sur les végétaux ….

N1 + PISTAGE

Trois journées de stage, deux approches qui se rencontrent, s’initier aux essentiels de l’autonomie nature, se familiariser avec l’environnement et savoir lire les traces de vie qui nous entourent. Un apprentissage doux et méthodique de l’immersion en nature .

 Formulaire d’inscription :

Objectifs du stage  :

D’une part, ce stage est conçu pour vous transmettre les fondamentaux de la vie et de la gestion de risques en milieu naturel, tous biotopes confondus
D’autre part, avec Thomas Baffault, pisteur professionnel, il est une introduction solide et méthodique aux techniques de pistage et compétences afférentes (perception, déplacement, immersion…).
Notre défi est de vous fournir les connaissances les plus utiles et les plus réalistes possibles en trois jours et deux nuits de stage .
À ce niveau, les stagiaires utilisent encore tout leur matériel. Ils apprennent à l’utiliser de manière optimale, et découvrent comment s’en passer. Les purs néophytes y trouveront les bases essentielles pour préparer une rando ou un voyage nature… Les vieux routards y trouveront des outils qui viendront démultiplier les bénéfices de leur expérience déjà acquise.
Par delà les gestes d’anticipation et de prévoyance que nous enseignons habituellement, il nous a semblé intéressant de proposer avec Thomas Baffault un enseignement complémentaire, celui du pistage.
Apprendre à pister c’est apprendre à re-voir la nature, à se fondre dans l’environnement et par conséquent à mieux y vivre. C’est être capable d’y trouver les indices du possible de la vie sauvage. Voies animales, qui sont autant de signes de points d’eau potentiels, de pistes accessibles, révélation des écosystèmes présents mais invisibles, compréhension des dynamiques naturelles, des géographies et des espaces etc..
C’est aussi l’introduction à une discipline exigeante dont la pratique laisse peu de répit : il faut être capable de fonctionner correctement et efficacement sur le terrain pour s’y adonner. En combiner l’enseignement à celui de techniques de vie sauvage, bivouac etc. nous a donc semblé être une évidence. À ce titre également, par la diversité de nos approches, notre partenariat avec Thomas Baffault va s’avérer riche en enseignements !
Un stage conçu pour ceux qui veulent aller plus loin, expérimenter une approche en pleine harmonie avec le milieu naturel et une approche de l’outdoor intégrée à la nature

Autonomie Nature

  • Bases théoriques
    Les priorités en survie, définition d’une situation de survie, gestion du risque.
  • Stress et gestion du stress
  • Premiers secours
  • Régulation thermique
    Lutter contre le chaud ou le froid, selon la saison,
    Principes de base, abris de fortune, vêtements
  • Feu
    Législation, méthode pour réussir en toutes conditions, sécuriser.
    Techniques de bivouac avec matériel
    Optimiser l’utilisation d’un sac de couchage, montage efficace d’abri, nœuds de bivouac.
  • L’eau
    Physiologie de l’hydratation, traitement de l’eau
  • Hygiène
  • Hygiène personnelle et de groupe, les tiques et et leurs maladies transmissibles à l’Homme.
  • Lecture de carte et orientation
  • Le concept « sans trace »
    Gérer ses déchets, réduire son impact, respecter l’environnement.
  • Couteau
  • Prévention des accidents, utilisation optimale d’un petit couteau à lame fixe.
  • Gestion du sac à dos et du matériel
  • Kits de survie
  • Concevoir son propre kit de survie

Difficulté ?

Avec le bon matériel (liste fournie) et une attitude active, les stages ne présentent aucune difficulté physique pour un adulte en bonne santé et avec une condition physique moyenne. Une mauvaise météo peut rendre le stage moins confortable, mais notre but est de vous faire rester au maximum dans votre zone de confort thermique pour que vous puissiez vous concentrer sereinement sur les apprentissages.

Durée :

3 jours + 2 nuit (sauf stages avec module supplémentaire)

Tarif :

420 €

Les stagiaires :

14 participants maximum
Obligatoirement majeurs
Certificat médical valide
En bonne santé mentale et physique

Encadrement :

Julien Imbert, Moniteur CEETS

Thomas Baffaut, Pisteur

Témoignage de Catherine Pendelliau pisteuse française

Après avoir été danseuse et chorégraphe professionnelle Catherine Pendelliau se consacre aujourd’hui à l’accompagnement d’adolescents, d’enfants et de familles dans la nature à la découverte du monde vivant et d’eux-mêmes. C’est en cherchant à ajouter une nouvelle compétence à ses ateliers dehors qu’elle a découvert le pistage. Elle a déjà participé à une formation CyberTracker « traces et indices » puis à une formation « traque » avec John Rhyder et enfin à la toute première évaluation CyberTracker en France avec René Nauta, au cours de laquelle elle a obtenu un certificat niveau 1 en lecture de traces et indices.
Je vous invite à lire son témoignage qui porte un regard croisé entre danse, littérature et même psychologie sur cette discipline qu’est le pistage :

J’ai fondé l’association « un monde en moi » pour diffuser des pratiques en lien avec la nature. J’ai invité Thomas à y animer des ateliers de pistage. C’est ainsi que j’ai découvert son approche. Séduite par sa façon de transmettre sa passion, j’ai eu envie de suivre ses stages CyberTracker : l’atelier et l’évaluation « traces et indices » et l’atelier « traque ». On y accède à des clefs de lecture du vivant, on nous transmet un savoir ancestral et on découvre des approches particulières.

Le premier atelier « traces et indices » ouvre la caverne d’Ali Baba : une abondance de signes nous est dévoilée, il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas, ce que l’on sait et ce que l’on ne sait pas.

L’évaluation CyberTracker a énormément nourri ma réflexion et ma pratique de la transmission. Dans notre éducation, l’évaluation est une fin en soi. En pistage, c’est tout le contraire : l’évaluation nous transmet le goût de la pratique autant qu’elle nous permet de valider des connaissances qui s’ancrent en nous, en nous lançant sur un chemin réjouissant et qui est sans fin. L’évaluation est valorisante, interactive, stimulante, elle attise la curiosité.

Au cours du stage de traque, la sensation d’être sur un chemin infini et réjouissant se confirme. On a d’abord l’impression d’être face au vide, puis petit à petit se dessinent les contours d’une piste, de la présence d’un animal. Ce qui se met en mouvement en nous est fascinant : quelque chose se passe qui relève du mystère et qui s’apparente au réel. Le merveilleux fait irruption. Le pistage est une pratique qui vous ancre dans le réel tout en vous donnant l’impression de toucher quelque chose d’insaisissable. L’animal n’apparaît pas forcément, mais s’il apparaît, c’est magique !

Traque de sangliers en février 2020

La certification ou évaluation, c’est à la fois une démarche en cohérence avec l’apprentissage et un véritable jeu de pistes, 50 questions en deux jours, c’est extrêmement concentré. J’ai eu l’impression que cela me donnait à voir mes propres circuits neuronaux en action, de constater si j’étais bien présente et centrée dans mon corps ou non, si j’étais dans le jugement ou non.

Dans la traque, quand on est bien centré dans son corps et présent dans l’instant, l’intuition rentre en jeu. La traque vous met dans une sorte d’énergie instinctive et, avec de la logique et de la méthode, on se sent comme sur des rails. C’est là qu’il faut rester rationnellement en contact avec les traces, réfréner cette énergie qui nous pousse ou nous attire. Il y a un aller-retour entre la partie visible et la partie invisible de la piste. C’est exaltant. Si on sent la jubilation, on est sur la bonne piste. C’est comme une juxtaposition de soi et du monde.

Je connaissais quelques fondamentaux, mais j’étais loin d’être experte. C’est l’approche sensible du pistage qui m’a séduite. J’y ai vu des résonances avec mon expérience de la danse, de ce lien à l’autre, quel qu’il soit et de manière sensible dans un espace partagé. Tisser des liens, avec des éléments, s’y relier, comme dans la chorégraphie, sans outil. C’est la même énergie que je ressens dans la danse, celle qui te met en mouvement, dans une forme de liberté mais avec méthode. Avancer en sentant que des fils nous relient de façon très fine et non pas dirigiste, cela renforce notre existence individuelle et mutuelle.

Je sens que le pistage est un élément fondamental qui a sa place dans toutes les pratiques en lien avec la nature. Les intervenants savent instaurer une relation de confiance. Le pistage demande une certaine humilité et c’est très agréable. Je compte bien continuer et poursuivre au-delà du niveau 1 que j’ai obtenu lors de l’évaluation. J’ai beaucoup apprécié la dynamique de groupe qui s’est créée. Je recommande à tout le monde, en général, de pratiquer le pistage, car cette façon de regarder différemment la forêt est un élément culturel fondamental.

J’ai été surprise de constater à quel point cela m’a fait travailler sur mon approche de l’apprentissage et de l’évaluation. L’hyper-acuité et l’hyper-tranquillité dans lesquelles on se trouve plongé par le pistage nous amènent à une autre pratique du monde, faite de quiétude, tandis que le reste du temps, on est sans cesse fragmentés. Le pistage nous amène à faire travailler en nous des pans entiers que notre humanité a relégués au plus profond de notre être. Il fait appel à des choses tellement enfouies que c’en est vertigineux. Cela me fait penser à ce passage de L’Appel de la forêt, au début du chapitre 6 « Pour l’amour d’un homme » :

« Il était plus âgé que le nombre de ses jours et des battements de son cœur. Il reliait le passé au présent, et l’éternité qui le précédait battait en son sein au même rythme majestueux que celui des saisons et des marées. Il demeurait auprès du feu de John Thornton, ce chien au poitrail large, aux crocs blancs, au pelage fourni ; mais derrière lui se tapissaient les ombres de toutes sortes de chiens, croisés de loups et loups sauvages, qui l’aiguillonnaient, goûtaient la saveur de la chair fraîche dans sa gueule, voulaient étancher leur soif en lapant l’eau avec lui, humaient le vent par ses narines, écoutaient par ses oreilles les bruits de la vie sauvage au cœur des forêts, lui dictaient ses humeurs, dirigeaient ses actions, s’allongeaient pour dormir à ses côtés, et rêvaient avec lui et au-delà de lui jusqu’à devenir l’étoffe même de ses rêves.

Ces ombres lui adressaient des signes si péremptoires que, chaque jour, l’humanité et ses exigences disparaissaient toujours un peu plus à ses yeux. Au plus profond du monde sauvage retentissait un appel, et chaque fois qu’il l’entendait, plein d’un palpitant mystère qui l’attirait, il se sentait obligé de se détourner du foyer et de la terre battue alentour pour s’enfoncer dans la forêt et galoper, galoper, sans savoir ni où ni pourquoi ; il ne se posait pas ces questions, l’appel résonnait impérieux au cœur de cette nature sauvage. Mais chaque fois qu’il atteignait le moelleux tapis du sol vierge et l’ombrage vert, l’amour qu’il éprouvait pour John Thornton le ramenait auprès du feu. »

pp. 93-94. L’appel du monde sauvage, Jack London, La Pléiade.